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Bio/Discographie de Christian Seguret 1ere partie: les années 1970-1980s

Vers 1976, Christian Séguret, qui cherche à rejoindre un groupe de bluegrass comme mandoliniste, remplace Pierre Bensusan comme.. mandoliniste au sein du groupe  »Bluegrass passenger » de François Vercambre.

Thierry Loyer, Christian Seguret, Jean Claude Druot, Dominique Dumont, François Vercambre

En 1977, il participe à une tournée française des musiciens américains Mike Lilly (banjo), et Wendy Miller (mandoline), anciens accompagnateur du guitariste-chanteur Larry Sparks (lui-même alumni du groupe de Ralph Stanley). Jean-Claude Druot ayant été initialement sollicité pour la guitare et le chant, Christian se convertit à la basse, et après une audition satisfaisante rejoint le groupe pour la tournée.
1977 – Christian Seguret with Bluegrass Friends « Old Fashion Love » (Cezame CEZ 1035)

1977 – festival de Courville-sur-Eure – Theme Time (instrumental) – Christian Seguret: mandolin, Jean Marc Andres: banjo, Olivier Andres: Guitar, Lionel Wendling: bass.

1977 – Banjo Paris Session – volume 2: le bluegrass (Cezame CEZ 1041 ) Christian Seguret enregistre 2 morceaux avec son propre groupe (Banjo: Jean-Marc Andres; Guitar: Jean-Claude Druot; Bass: Olivier Andres): « Ain’t nobody gonna miss me when I’m gone » et « Don’t cheat in our home town »; il joue de la mandoline sur « Mr. Glubo » de Jean-Marie Redon. On trouve également deux morceaux de sa propre composition aussi présents dans « Old Fashion Love » (Cezame CEZ 1035) : « Hot Mandolin N°17 » avec Bill Keith et « Lupus Rag » avec Mike Lilly

1977- Christian Seguret est invité à Jouer de la Mandoline sur « On The Pine », un morceau du Disque du groupe « Crazy Duck »:, produit par Philippe Bourgeois (banjo) et Hervé Verdier (Bass), avec la participation sur ce morceau de Thierry Loyer (Resonator Guitar [Dobro], Guitar)

En 1977, Christian Seguret devient membre permanent du groupe formé par Bill Keith avec Jim Collier (guitare, chant), accompagné dans un premier temps par le contrebassiste suisse Patrick Chioca.


En 1978, Patrick Chioca est remplacé par Lionel Wendling à la basse et Kenny Kosek vient completer le groupe au fiddle. Ils participent à ce titre à l’enregistrement de l’album d’Hexagone, (883 020).

En 1978, avec quelques autres membres de ce groupe, Christian Seguret participe à l’enregistrement de titres sur le disque solo de Jean-Marie Redon : « banjoistiquement votre »: il joue de la mandoline sur « Steel Banjo Rag » (avec Bill Keith, Jim Collier et Kenny Kosek), « Shenandoah valley breakdown » (avec Jim Collier, et Kenny Kosek), et sur « Arena » (avec Jim Collier, et Kenny Kosek, où il joue également le chorus de guitare).

Fin 1977/ début 1978 ? Christian Seguret tourne en Europe avec le banjoïste Tony Trischka, le guitariste chanteur Danny Weiss, Lionel Wendling à la basse et Jean Darbois au violon. Ils enregistreront un album au studio Frémontel, dont la bande master a hélas disparu (« the lost tape »).

Une seconde tournée européenne suivra en 1978, avec Kenny Kosek au fiddle

Danny Weiss, Christian Séguret, Kenny Kosek, Tony Trischka, stage de Sainte Croix aux Mines 1978

En Juillet 1978, au festival de Courville-sur Eure,Christian Séguret (avec Kenny Kosek et Lionel Wendling) se produisent à la fois avec le groupe de Bill Keith et Jim Collier et avec Tony Trischka et Russ Barenberg (guitare).

Après quelques tournées en Amérique du Nord avec Bill Keith (PRECISER), Christian Séguret monte avec Lionel Wendling Transatlantic Bluegrass, un groupe de musiciens français à géométrie variable avec lesquels il va tourner dans les festivals de bluegrass américains. Ils ont en particulier l’occasion de jouer à Rochester (N.Y.) dans le même spectacle que le « père du bluegrass » Bill Monroe. Ce Linup se compose de Philippe Bourgeois (banjoiste, ici à la guitare), Christian Séguret (mandoline, violon), Jean Darbois (violon), Jimmy Heffernan (dobro), Jean-Marc Andrès (banjo) et son frère Olivier Andres (basse)

Au début des années quatre-vingt, Christian Séguret enregistre son second album : Blue Shades, paru en 1983. Il comprend principalement les membres de Transatlantic Bluegrass, mais aussi les américains Dany Weiss, Tony Trischka, Kenny Kosek, et Russ Barenberg (un ancien membres de Country Cooking, comme les deux précédents, que Christian Seguret a précédemment accompagné au festival de Courville-sur-Eure 1978 )

En 1983, Christian Seguret, participe à l’enregistrement du disque de Jim, Herrenan, le dobroiste américain de Transatlantic bluegrass, avec Lionel Wendling ou Olivier Andres (basse), Kenny Kosek (fiddle), Tony Trischka, Jean-Marc Andres, Philippe Bourgeois (banjo), Orrin Star §guitar) et quelques invités de prestige comme Russ Barenberg et Larry Sparks (Rutabaga Records – RR3002, distribution Old Homestead Records)


En 1983, Transatlantic Bluegrass (Christian Seguret, mandoline, avec Philippe Bourgeois: banjo, Jean Darbois: violon et Olivier Andres: basse) accompagne Peter Rowan pour une tournée en Europe. Ils se produisirent en particulier au Festival de Bluegrass de Toulouse, mais aucun disque n’a hélas été enregistré à cette occasion.

En 1988, Transatlantic tourne (toujours?) ( à nouveau?) avec Olivier Andrès à la basse et au chant, ainisi que Philippe Bourgeois au banjo, complétés par Jean Claude Druot guitare et chant et Thierry Loyer (Dobro), ainsi qu’occasionnellement avec Susi Got-Séguret au violon et au chant.

A suivre les années 1990s… (Massoubre & Seguret (1994), Transatlantic et Chakir (1997)

Pierre Bensusan en Bluegrass

Dans ce post, je voudrais mettre à l’honneur la contribution au bluegrass de l’immense guitariste français Pierre Bensusan, reconnu internationalement.
Quand je l’ai connu, il avait 16 ans, travaillait la musique plus de 10 heures par jour et donnait des cours de guitare dans le petit magasin de ma mère: « Musimage ».
Comme Pierre fréquentait les mêmes folk-clubs parisiens que moi : « la vielle herbe » le mardi et le « centre américain » le mercredi, et qu’il n’avait alors ni permis ni voiture, je le ramenais souvent en fin de soirée à Suresnes dans mon « J7 » Peugeot…

Pierre dans les « Banjo Paris Session »

A l’époque, en plus de la guitare, Pierre jouait de la mandoline bluegrass dans le groupe de François Vercambre: « bluegrass passengers ».

Pierre Bensusan, François Vercambre, Yvon Devas et JeanJean (Jean Claude Deuot) de profil/dos

J’ai proposé à Pierre de venir jouer de la mandoline lors de la tournée suivante de Bill Keith & Jim Rooney dont j’étais devenu l’agent quelques mois plus tôt. Après cela, Mick Larie m’en a voulu à mort…
Quoiqu’il en soit, Bill a apprécié son jeu de mandoline, comme son jeu de guitare et lui a demandé de l’accompagner à la guitare sur la première version studio de « Nola » qui se trouve dans Banjo Paris session (BPS – 1975).

Outre « Nola », Pierre joue également de la guitare sur « Acadie » en duo avec Jean-Marie Redon.

Dans cet album, il joue aussi de la mandoline avec bluegrass passengers (François Vercambre: banjo, Pierre Bensusan: mandoline; Jean Claude « JeanJean » Druot: guitare, Pierre Marinet: Violon, Dominique « Duduche » Dumont: basse) sur une composition de François : « Hubert Breakdown » (ce devait être le nom d’un chien si ma mémoire est encore bonne?)

Il joue encore de la mandoline avec bluegrass long distance (Jean Marie Redon: Banjo; Claire Liret: fiddle, Christian Poidevin: guitare, Hervé de Sainte Foy: Basse, mais sans Mick, fâché ?) sur « Importune », composé par Jean-Marie Redon.

Pierre joue encore de la mandoline aussi dans le morceau « Palomito » de Daniel Olivier, devenu « culte » depuis, avec Claude Lefebvre à la guitare et Christian Poitevin à la basse: une « Dream Team ».

Pierre jouera encore de la mandoline avec Bill & Jim sur le BPS-2 (avec Phil Richardson: Fiddle et Hervé de Sainte Foy: basse) sur 4 morceaux chantés par Jim:

En 1978 Pierre participera – cette fois à la guitare, en duo avec le banjo, à deux morceaux composés par Jean Marie Redon pour son album « Banjoistics »: « Red Fox » et « Danse Casse-Talon ».

Merci Pierre pour toutes ces contributions. Je suis fier d’avoir produit tous ces petits bijoux…

« Sunday’s Hornpipe »

En 1975, Pierre sortit aussi son premier album « Près de Paris », qui marque le début de sa carrière professionnelle. On y trouve une petite composition personnelle, « Sunday’s Hornpipe » qu’il joue avec Bill Keith au banjo.

C’est à ma connaissance le seul morceau composé par un musicien français que Bill reprendra sans ce dernier dans son disque « Banjoistics » sorti en 1984. Bill est entouré de ses compères de « New Blue Velvet Band »: Kenny Kosek (fiddle), Gordon Titcomb (mando) Eric Weisberg et Jim Rooney (guitares), mais aussi de Ron Carter à la Basse et Russ Barenberg à la guitare solo.

Bill a d’ailleurs également joué ce morceau au Japon en 1977 en duo avec Russ Barenberg

Pour terminer ce petit voyage avec Pierre Bensusan, je vous propose d’écouter la version de « Sunday’s Hornpipe » que Bill a donné à Courville-sur-Eure en 1977 avec David Grisman (mandoline), Tony Rice (guitare), Darol Anger (fiddle) et Bill Amatneek (bass). Comme j’ai commis l’erreur d’enregistrer avec 2 micros en direct, plutôt que de me brancher sur la console, le violon est à peine audible, j’en suis désolé.
Toujours est-il que ce morceau de Pierre a ainsi été joué par quelques uns des plus grands musiciens de bluegrass progressifs de l’époque.
On peut retrouver les morceaux de Bluegrass où Pierre à joué entre 1975 et 1978 sur la playlist: « Pierre Bensusan in bluegrass 1975-1978 », que je lui ai consacré sur ma chaîne Youtube.

Festival de Courville-sur-Eure 1978

Le troisième festival de Courville-sur-Eure (28) a réunit dans les 3000 personnes.

Parmi les invités : deux grandes formations de bluegrass progressif : Bill Keith (banjo) & Jim Collier (guitare, chant), d’une part ; Tony Trischka (banjo) & Russ Barenberg (guitare), d’autre part. Ces deux duos étaient accompagnés par le New-yorkais Kenny Kosek (fiddle) et par les français Christian Seguret (mandoline) et Lionel Wendling (Basse). Il faut aussi ajouter l’éphémère groupe américain Southbound, avec Louis Purtle (Lou Reid) au banjo, et Jimmy Haley à ma guitare, qui rejoindront en 1979 Doyle Lawson & Quicksilver. De 1988 et 2014 Lou Reid deviendra le guitariste et le chanteur de Seldom Scene, tout en formant son propre groupe : Carolina, qui sera actif de 1993 à 2016. Cette partie du programme a donné lieu à un compte-rendu détaillé par Jean Marie Redon & Charley Sifaoui dans l’Escargot Folk N° 57 septembre 1978, pp.20-21 (ci dessous)

Si Bill Keith, Jim Collier et leurs acolytes sont le morceau de choix de la soirée du vendredi, une belle place est aussi faite à l’accordéon diatonique avec le talentueux et sympathique Marc Perrone (que l’on reverra avec plaisir en 1983 dans le film « la trace » de Bernard Favre, avec Richard Berry) et le facétieux Gérard Dole (Cajun avec son Bayou sauvage), déjà présent aux précédentes éditions.

Samedi, en plus des groupes de bluegrass déjà mentionnés, et du talentueux guitariste Pierre Bensusan (20 ans à l’époque, et déja 2 LP à son actif), une place de choix est faite au à la musique celtique avec les écossais de « The Clutha » et les irlandais Jacky Daly (accordéon) et Seamus Greagh (fiddle). A cette dernière musique de danse succède dans la nuit le fest noz, avec le couple de sonneurs Jean Baron (bombarde) et Christian Anneix (biniou kozh) (5 fois Champion de Bretagne des sonneurs de couple, avec un premier titre en 1975, rencontré à Brest grâce à Patrick Molard), les chanteuses de kan ha diskan « An debrerezed skouarn » (Marinoel Le Mapihan, Jacqueline et Claude Le Gwen, Marie-Helène Connan) et enfin le groupe « la mirlitantouille » (avec le violoniste Pierrick Lemou et le sonneur Patrick Molard) que l’on a pu comparer à Malicorne ou la Bamboche (le Télégramme de Brest).

Dans la journée de dimanche, les irlandais de Bothy Band représentaient le clou de l’après midi, avec également une mention pour le très solide groupe « Tiempo Agentino » avec Gustavo Beytelmann (piano) et Juan Jose Mosalini (Bandoneon), pour les Flamands Alfred en Kristien Den Ouden et le du Franco-hongois « Pan Ra ». Enfin, Fraçoise Moreau et François Imbert propose de la musique et des chansons à danser pour enfants « ou l’on peut amener ses parents ».

Helas, atteint d’une pneumonie sévère, bourré d’antibiotiques et épuisé par la fièvre, je suis resté confiné dans un camping car au milieu du festival et je n’ai rien vu, rien entendu. Merci à ceux qui ont assuré le fonctionnement de ce festival, aux musiciens, et bien sur au public. Si certains d’entre les lecteurs de cet article ont des témoignages à apporter ou des photos pour completer l’article, votre contribution sera bienvenue.`


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