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Auteur/autrice : fretdreamer (Page 2 of 3)

Discographie de Bill Keith 1965-1972: hors du Bluegrass? (2/2)

Early Dawg », publié en 1980 par Sugar Hill Records (SH 3713), comprend quatre courts instrumentaux enregistrés live en 1966, avec David Grisman à la mandoline, Bill Keith au banjo et Artie Rose à la guitare.
Deux titres de David Grisman sont des compositions influencées par Django Reinhardt, annociatrice du tournant ultérieur de la Dawg music : « Sugar Hill Ramble » et « Opus 57 », . Une version de « Little Sadie »plus élaborée que celle de 1965 comprend une exploration qualifiée de « baroque » du style de mandoline cross-picking de Jesse McReynolds. On trouve également une toute première interprétation au banjo de « Caravan » de Duke Ellington.
Une version haute definition de 30 titres, dont 10 avec Bill Keith a été publié en 2022 par Acoustic Disc (le label indépendant de David Grisman). Fred Weisz joue de la guitare sur les pistes 2-5 et Artie Rose sur 10-15

David Grisman – Early Dawg Deluxe
https://acousticdisc.com/product/early-dawg-deluxe-david-grisman-download/

5 – Auld Lang Syne – 2:25
https://music.youtube.com/watch?v=VlRFxSxzV6A
10 – Opus 57 – 2:44
https://music.youtube.com/watch?v=h21xabbh8IU
11- Opus 38 – 1:05
https://www.youtube.com/watch?v=0gZLyGFVk-g
12- Little Sadie – 1:21
https://www.youtube.com/watch?v=9bkfRbKP9fM
13 – Out of joint – 2:24
https://music.youtube.com/watch?v=H-rCYhR9h3M
14 – Sugar Hill Ramble – 2:16
https://music.youtube.com/watch?v=AK5jXqYw3BA
15 – Caravan – 3:10
https://www.youtube.com/watch?v=EZ9gLlr0_hY

En 1966, Bill Keith a participé (avec le violoniste Tater Tate) en tant que musicien de session à l’enregistrement de deux titres pour un EP de Gloria Belle.

En 1969, Bill jouait de la pedal steel guitar depuis deux ou trois ans.

Bill et Jim Rooney devaient donner un concert à l’église Washington Square de New York. Jim Rooney se souvient : « Nous avons pensé qu’il serait amusant de faire un concert partagé – moitié bluegrass et folk, moitié country. Bill a suggéré qu’Eric Weissberg se joigne à nous ». L’après-midi du concert, le violoniste Richard Greene, qui joue à New York dans un groupe de rock appelé Seatrain, se joint à ce « groupe circonstanciel » pour le concert.
Plus tard, le groupe s’est vu voit offrir l’opportunité de signer avec Warner Brothers Records pour un album : « The Blue Velvet Band is born ».

https://www.jimrooneyproductions.com/sweet-moments-with-the-blue-velvet-band-1969/

L’album The Blue Velvet Band est sorti en 1969 sous le label Seven Arts Records WS 1802 avec: Jim Rooney (guitare, chant) ; Eric Weissberg (guitare, chant) ; Richard Greene (violon) ; Bill Keith (Banjo, Steel Guitar, Voix)

Fin 1968, Bill Keith a joué sur deux titres de l’album « Odessa » des Bee Gees :
Marley Purt Drive et Give Your Best

De 1971 à 1973, Bill joue du banjo et de la pedal steel guitar avec le chanteur folk-rock Jonathan Edwards, avec lequel il enregistre trois albums : Jonathan Edwards (1971) ; Honky-Tonk Stardust Cowboy (1972) ; Have a Good Time for Me (1973).

En 1969, Bill Keith a joué de la pedal steel guitar en tant qu’invité sur « The Great American Eagle Tragedy ». Il s’agit du dernier album de « Earth Opera », un groupe de folk-rock psychédélique formé par deux collègues de Bill : David Grisman et Peter Rowan (après son passage chez Bill Monroe : 1964-67).

Au début de l’année 1972, un groupe ad hoc d’amis et de voisins de Woodstock a enregistré « Mud Acres : Music Among Friends » (publié par Rounder Records).

Jim Rooney écrit : « Artie Traum a eu l’idée d’enregistrer la musique que nous jouions lorsque nous nous retrouvions chez les uns et les autres. Un groupe d’entre nous est allé passer un week-end dans un petit studio 4 pistes au nord d’Albany. Il y avait Happy et Artie, Bill Keith et moi, John Herald, Maria Muldaur, Eric Kaz, Tony Brown et Lee Berg. Pendant deux ou trois jours et trois nuits, nous avons enregistré quinze ou vingt chansons et nous nous sommes bien amusés.
(Jim Rooney, In It for the Long Run: A Musical Odyssey, University of Illinois Press, 2014)

Bill Keith joue sur 8 des 13 titres de l’album. « Out Of Joint » est un instrumental de banjo qu’il a lui-même composé (précédemment enregistré avec David Grisman, mais non publié à l’époque).

Discographie de Bill Keith 1965-1972: hors du Bluegrass? (1/2)

Après avoir quitté les Bluegrass Boys, Bill Keith a rejoint le Jim Kweskin Jug Band pendant quatre ans (1964-1968), où il jouait principalement du banjo à plectre.


Bill Keith a participé à l’enregistrement de 3 albums : Jug Band Music en 1965, See Reverse Side For Title en 1966 et Garden Of Joy en 1967.

Le fiddler Richard Greene, membre des Bill Monroe’s Bluegrass Boys de février 1966 à mars 1967, a ensuite rejoint le Jim Kweskin Jug Band et a participé à l’enregistrement de Garden Of Joy ..

Durant cette période, Bill Keith participe également à des jam sessions dans des festivals, où il se produit également avec son collègue Jim Rooney. Nous disposons d’enregistrements en direct réalisés au Newport Folk Festival en 1964 et 1965.

Au Newport Folk Festival de 1964, Bill a fait une jam session avec « The Kentucky Colonels ». Leur album live : « Long Journey Home » (Vanguard-77004) contient 4 titres avec Bill, dont la première version connue de “Nola” et “Auld Lang Syne” (avec les D-tuners conçues par Bill Keith).

Au Newport Folk Festival de 1965, Bill a joué avec le Kweskin Jug Band le samedi 24 juillet. Sur une autre scène, il a joué avec Jim Rooney une version instrumentale de Little Sadie, enregistrée sur l’album : Folk Music At Newport – Part 1, (Vanguard-770072).

A suivre : Discographie de Bill Keith 1965-1972: hors du Bluegrass? (2/2)

Discographie de Bill Keith -1962-1964 : quand Bill rencontre Monroe

English speaking version – @fretdreamer

Selon Jim Rooney, « au début des années soixante, Bill Keith s’est concentré sur le développement d’un style unique et personnel de picking au banjo. (…) Bill a des amis qui vivent à West Bridgewater, dans le Massachusetts, Loring et June Hall.
Le samedi soir, les Hall organisent une soirée ouverte (…) June sort généralement son violon. Ce n’est pas une mince affaire, mais l’effort en vaut la peine quand on écoute June jouer un air après l’autre – tous des souvenirs de l’époque où elle vivait en Nouvelle-Écosse – et tous joués avec une clarté et un esprit merveilleux.
C’est là que Bill a appris The Devil’s Dream et qu’il a commencé à s’intéresser à l’adaptation du style du violon au banjo. Ce style est devenu la marque de fabrique de Bill : le style « mélodique » du banjo, également connu sous le nom de « Keith style ». (Rooney, Solomon, 1964)

En septembre 1962, lors du premier Philadelphia Folk Festival, Bill Keith a remporté le concours de banjo du matin avec cet air. Bill et Jim ont joué à nouveau lors du concert du soir : « I Ain’t Gonna Work Tomorrow », un air traditionnel enregistré pour la première fois par la Carter Family en 1928 et repris par la suite par de nombreux groupes de bluegrass. Ces deux morceaux de musique ont été enregistrés en direct et publiés par Prestige International en avril 1963 sur l’album Philadelphia Folk Festival Volume 2.

@fretdreamer

Entre fin 1962 et début 1963, Bill Keith & Jim Rooney enregistrent un album complet avec le mandoliniste Joe Val, toujours pour Prestige International : « Livin’ On The Mountain », qui sort à l’été 1963.

Peu après la sortie de l’album avec Jim Rooney et Joe Val, Tom Morgan, luthier et bassiste de bluegrass hautement qualifié, offre à Bill l’occasion de jouer avec Red Allen, Frank Wakefield et les Kentuckians dans la région de Washington DC et dans le Maryland.

Après un concert de Flat et Scruggs à Baltimore, Bill Keith est présenté à Earl Scruggs, qui l’invite à Nashville pour travailler sur la tablature de sa méthode de banjo.
À Nashville, Earl Scruggs présente Bill Keith au « père du bluegrass », Bill Monroe, et à son violoniste, Kenny Baker. Bill Keith joue Devil’s Dream pour eux et est invité à rejoindre le groupe de Bill Monroe, les Blue Grass Boys.

Entre mars et décembre 1963, Bill Keith devient membre des Bluegrass Boys, sous le surnom de « Brad » Keith. Les prénoms de Bill étant « William, Bradford », comme Bill Monroe ne voulait pas de deux « Bill » dans le groupe, « Brad » a été pris comme surnom de « Bradford ».

Au début de cette courte période, Bill a participé à deux sessions d’enregistrement pour Decca, enregistrant six instrumentaux.

« Dans les deux semaines qui suivirent son arrivée dans le groupe, Bill n’enregistra que ce qu’il voulait faire avec lui. Monroe était fasciné par le style de Keith (…) C’était typique de Monroe d’enregistrer Bill si tôt. Il aimait jeter une personne à l’eau pour voir si elle savait nager. Keith jouait mieux qu’il ne l’avait jamais fait dans sa vie ». (Schmidt, Rooney, 1979 :156)

Lors de la première session Decca, datée du 20 mars, Bill Monroe and the Bluegrass Boys enregistrent 3 airs de violon adaptés au banjo par « Brad » (Bill) Keith, cosignés par Bill Monroe : “Salt Creek”, “The Devil’s Dream” et “Sailor’s Hornpipe”.

Salt Creek

Sur la deuxième session Decca, datée du 27 mars, Bill Monroe & the Bluegrass Boys enregistrent trois autres instrumentaux, composés par Bill Monroe seul :
Pike County Breakdown”, “Shenandoah Valley Breakdown” et “Santa Claus”.

Pendant qu’il travaillait avec Bill Monroe, « Brad » Keith a participé à de nombreux concerts. Certains ont été enregistrés, comme « Two days at Newport », enregistré en juillet 1963, sorti en 2003.

David Grisman a enregistré un concert au Mechanics Hall, Worcester, Massachusetts (enregistré en novembre 1963, sorti en 2004) ; (featuring : Del McCoury : Guitare, Bill Keith : banjo, Joe Stuart : violon, Bessie Lee Mauldin : Basse).

Après avoir quitté les Bluegrass Boys, Bill Keith a joué occasionnellement avec eux : Pendant le mandat de Peter Rowan, au Jordan Hall, Boston, 31 octobre 1964 ; avec : Benjamin « tex » Logan : violon, Peter Rowan : guitare, Bill Keith : banjo, Everett Alan Lilly : basse.

De nombreux enregistrements de Bill Monroe et des Bluegrass Boys sont désormais disponibles en ligne (de qualité variable), dont certains avec Bill Keith. Parmi ces enregistrements, citons (entre autres) : Bean Blossom, Indiana, Brown County Jamboree, septembre 1963, Del McCoury : guitare, Bill Keith : banjo, Joe Stuart : violon, Jim Bessire : basse

En 1964, Bill Keith a enregistré 9 titres lors d’une session avec Red Allen et Frank Wakefield, produite par David Grisman et Peter K. Siegel.
Six d’entre eux ont été publiés par Folkways Records sur Red Allen, Frank Wakefield and the Kentuckians, sur leur album « Bluegrass » FA 2408.

Ces titres comprennent l’instrumental « New Camptown Races », écrit et interprété à l’origine par Frank Wakefield en 1957 et repris plus tard par Bill Keith et David Grisman.

Red Allen, Frank Wakefield and the Kentuckians, featuring Bill Keith

Sources:
* Livin’ on the montain, liner notes by Jim Rooney & Linda Solomon
* Eric Von Schmidt, Jim Rooney ”Baby Let Me Follow You Down”, The Illustrated Story of the Cambridge Folk Years University of Massachusetts Press Amherst, 1979
* Neil V Rosenberg , Charles K Wolfe ”The Music of Bill Monroe” University of Illinois Press, 2007

Banjo Paris Session vol.1 – 1975

Au premier trimestre 1975, en plein mouvement « folk », l’album Banjo Paris Session réunit les principaux musiciens français de bluegrass de l’époque et les américains Bill Keith et Jim Rooney pour des séances d’enregistrement au studio Acousti dans le VIe arrondissement de Paris. Cet album est produit par Denis Phan, assisté de Jean-Marie Redon. La prise de son est assurée par Bruno Menny, assisté de Jean Bernard Plé. L’album (vinyle, LP), sorti initialement sur le label indépendant Pony (P 20.001 – distr. Musigrass) ,dans une version originale qui est devenue un objet de collection, avec une photo d’un banjo « Great Lakes » sur une couverture sépia.

Il est repris en fin d’année 1975 avec une nouvelle couverture par les disques CEZAME (CEZ 1005). il sera également distribué dans d’autres pays européens, en particulier en Espagne par « Guimbarda ».

Pour la sortie de l’album, une soirée unique « Banjo Festival » est organisée à Paris au Théâtre Présent le 2 juin 1975.

Un certain nombre des morceaux joués sur ce disque seront par ailleurs publiés en Tablatures par Jean-Marie Redon (Tablatures pour banjo 5 cordes Chappell 1979) et/ou par Jean-Marie Redon et Bill Keith dans leur Méthode de Banjo 5 cordes (Chappell 1977). De nombreux banjoistes ont ainsi appris le banjo avec ce disque.

1.A1 Blue Ridge Mountain Blues (Trad.)2 min 51 s
2.A2 Blackberry Blossom / Turkey In The Straw (Trad.)2 min 34 s
3.A3 Acadie (Jean-Marie Redon)2 min 26 s
4.A4 Importune (Jean-Marie Redon)2 min 26 s
5.A5 Reason To Believe. (Tim Hardin)2 min 30 s
6.A6 Palomito (Daniel Olivier)4 min 40 s
7.B1 Nuage Rouge (Jean-Yves Lozac’h)2 min 54 s
8.B2 Greensleeves (Trad.)3 min 18 s
9.B3 Flashy Freak (Gilbert Caranhac)2 min 19 s
10.B4 Nola2 min 58 s
11.B5 Hubert Breakdown (Francois Vercambre)2 min 16 s
12.B6 Ein Feste Burg (Trad.)48 s
13.B7 Ce N’est Qu’un Au Revoir (Trad.)1 min 00 s
14.B8 C’est Bon ! (Jean-Yves Lozac’h, Mick Larie)

Musiciens

  • Banjo : Gilbert Caranhac (B3), Bill Keith (A1, A2, B4, B6, B7); Jean-Yves Lozac’h *(B1, B2, B8); Daniel Olivier (A6), Jean-Marie Redon (A3, A4, A5), Francois Vercambre (B5).
  • Mandoline : G.B. Morisson (A1, A2), Mick Larie (A5, B8), Pierre Bensusan (A4, A6, B5, B7)
  • Pedal steel guitar : Jean-Yves Lozac’h (B1, B2), Laurent Jerome (B3)
  • Guitare acoustique (rythmique) : Christian D’Amato (B8), Christian Poidevin (A4, A5), Claude Samard (tracks: A1, A2), Eric Kristy (B3), Jean-Claude Druot (B5), Jim Rooney (A1, A2), Pierre Bensusan (A3, B7)
  • Guitare acoustique (Lead) : Pierre Bensusan (A3), Claude Lefebvre (A6)
  • Guitare électrique (Telecaster) : Eric Kristy (B3)
  • Harmonica : Jean-Jacques Milteau (B3)
  • Contrebasse : Dominique Dumont (B5) ; Christian Poidevin (A6) ; Hervé de Sainte Foy (A1, A2, A3, A4, A5, B8).
  • Guitare basse : Pascal Arroyo (B1, B2) ; Martin Fretfield (B3).
  • Batterie (musique) : Clement Bailly (B1, B2).
  • Violon : Pierre Marinet (B5) ; Claire Liret (A4, A5).
  • Chant : Christian Poidevin (A5, Lead), G.B. Morisson (A1), Jean-Marie Redon (A5, tenor), Jim Rooney (A1, Lead), Mick Larie ( A5, barython).
Playlist : Banjo Paris session Vol.1 – 1975

In memoriam : Mick Larie(1947-2007), Bill Keith (1939-2015), Eric Christy (1951-2016), François Vercambre (1951-2022).

Bill Keith, maître du Banjo.

William Bradford « Bill » Keith (20 décembre 1939 – 23 octobre 2015) est un banjoïste à cinq cordes qui a contribué de manière significative au développement stylistique de l’instrument et, par son influence, à l’émergence du bluegrass progressif. Dans les années 1960, il ajoute au « style Scruggs », fondateur du banjo bluegrass, une technique qui sera bientôt connue sous le nom de « style mélodique» ou « style Keith ». Après avoir joué en 1963 dans les « Blue Grass Boys » avec le « père du bluegrass » Bill Monroe, il a influencé de grands banjoïstes progressistes du bluegrass comme Alan Munde, Tony Trischka et Béla Fleck. Il a également joué avec des maîtres de la guitare flat-picking tels que Clarence White et Tony Rice, et des maîtres de la mandoline tels que David Grisman. Comme ce dernier, il a été intronisé à l’International Bluegrass Music Hall of Fame en 2015.

Bill Keith au Festival de Courville-sur-Eure 1977
DPhan54, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons

a venir : short bio

Banjo Paris session et plus…

Entre 1975 et 1978, Musigrass diffusion a produit 3 x LP (banjo Paris session Vol1 & 2 et Christian Seguret, assuré la production exécutive pour les disques Cezame de l’album de Jean Marie Redon « banjoistiquement votre », et assisté à la production du disque de Bill Keith et Jim Collier chez Hexagone.

Christian Seguret « Old Fashion Love » – 1977

Jean Marie Redon « Banjoistiquement votre » – 1978

Bill Keith and Jim Collier – 1978

Festival de Courville-sur-Eure 1978

Le troisième festival de Courville-sur-Eure (28) a réunit dans les 3000 personnes.

Parmi les invités : deux grandes formations de bluegrass progressif : Bill Keith (banjo) & Jim Collier (guitare, chant), d’une part ; Tony Trischka (banjo) & Russ Barenberg (guitare), d’autre part. Ces deux duos étaient accompagnés par le New-yorkais Kenny Kosek (fiddle) et par les français Christian Seguret (mandoline) et Lionel Wendling (Basse). Il faut aussi ajouter l’éphémère groupe américain Southbound, avec Louis Purtle (Lou Reid) au banjo, et Jimmy Haley à ma guitare, qui rejoindront en 1979 Doyle Lawson & Quicksilver. De 1988 et 2014 Lou Reid deviendra le guitariste et le chanteur de Seldom Scene, tout en formant son propre groupe : Carolina, qui sera actif de 1993 à 2016. Cette partie du programme a donné lieu à un compte-rendu détaillé par Jean Marie Redon & Charley Sifaoui dans l’Escargot Folk N° 57 septembre 1978, pp.20-21 (ci dessous)

Si Bill Keith, Jim Collier et leurs acolytes sont le morceau de choix de la soirée du vendredi, une belle place est aussi faite à l’accordéon diatonique avec le talentueux et sympathique Marc Perrone (que l’on reverra avec plaisir en 1983 dans le film « la trace » de Bernard Favre, avec Richard Berry) et le facétieux Gérard Dole (Cajun avec son Bayou sauvage), déjà présent aux précédentes éditions.

Samedi, en plus des groupes de bluegrass déjà mentionnés, et du talentueux guitariste Pierre Bensusan (20 ans à l’époque, et déja 2 LP à son actif), une place de choix est faite au à la musique celtique avec les écossais de « The Clutha » et les irlandais Jacky Daly (accordéon) et Seamus Greagh (fiddle). A cette dernière musique de danse succède dans la nuit le fest noz, avec le couple de sonneurs Jean Baron (bombarde) et Christian Anneix (biniou kozh) (5 fois Champion de Bretagne des sonneurs de couple, avec un premier titre en 1975, rencontré à Brest grâce à Patrick Molard), les chanteuses de kan ha diskan « An debrerezed skouarn » (Marinoel Le Mapihan, Jacqueline et Claude Le Gwen, Marie-Helène Connan) et enfin le groupe « la mirlitantouille » (avec le violoniste Pierrick Lemou et le sonneur Patrick Molard) que l’on a pu comparer à Malicorne ou la Bamboche (le Télégramme de Brest).

Dans la journée de dimanche, les irlandais de Bothy Band représentaient le clou de l’après midi, avec également une mention pour le très solide groupe « Tiempo Agentino » avec Gustavo Beytelmann (piano) et Juan Jose Mosalini (Bandoneon), pour les Flamands Alfred en Kristien Den Ouden et le du Franco-hongois « Pan Ra ». Enfin, Fraçoise Moreau et François Imbert propose de la musique et des chansons à danser pour enfants « ou l’on peut amener ses parents ».

Helas, atteint d’une pneumonie sévère, bourré d’antibiotiques et épuisé par la fièvre, je suis resté confiné dans un camping car au milieu du festival et je n’ai rien vu, rien entendu. Merci à ceux qui ont assuré le fonctionnement de ce festival, aux musiciens, et bien sur au public. Si certains d’entre les lecteurs de cet article ont des témoignages à apporter ou des photos pour completer l’article, votre contribution sera bienvenue.`


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